Une lessive imaginée comme un parfum : l’idée a de quoi surprendre, et tout autant séduire. Avec ses Eaux de Lessive, BDK Parfums glisse un supplément de raffinement jusque dans les fibres de nos chemises et de nos draps. Une élégance intime, presque confidentielle, qui transforme un geste ordinaire en petit luxe quotidien. Le comble du chic parisien ? Sans doute.
On choisit son parfum avec attention, parfois même selon la saison, son humeur ou le programme de la soirée. Mais pour la lessive, nos exigences olfactives s’arrêtent souvent à une promesse de fraîcheur. Pourtant, quoi de plus proche de nous qu’une chemise, un pull ou une taie d’oreiller ? BDK Parfums s’est emparé de cette évidence pour proposer une autre approche du soin du linge : des lessives dont les fragrances se composent avec la précision d’un parfum de peau.
Du Bon Marché à la buanderie
L’histoire commence en 2018, deux ans après la naissance de BDK Parfums. À l’occasion de l’opération « Let’s Go Logo ! » du Bon Marché Rive Gauche, la Maison imagine un produit sur un terrain où personne ne l’attend vraiment : la lessive. Présentée dans une édition noire, cette première création rencontre son public, puis rejoint durablement les collections dans une version blanche.
Depuis, la famille s’est agrandie. Aux côtés de l’originale, les éditions Rose, Mimosa et Concrète composent quatre propositions olfactives. De la fraîcheur aromatique à la douceur poudrée, chacune donne une personnalité différente à ce geste domestique. Une petite garde-robe de parfums pour le linge, en somme.

L’originale : une Cologne qui prend soin du vestiaire
Avec l’Eau de Lessive blanche, BDK Parfums revisite l’odeur du propre à travers les codes de la Cologne. Bergamote, citron et mandarine rencontrent la lavande, le thym et la menthe poivrée. Des touches de cardamome, de baies roses et de gingembre apportent un relief épicé à cette composition, prolongée notamment par le vétiver, le benjoin et les muscs blancs.
Le parti pris est celui d’une fraîcheur à la fois aromatique, boisée et musquée. Une proposition qui parlera aux amateurs de fragrances vivifiantes, avec suffisamment de nuances pour dépasser le simple effet « sortie de machine ».
L’Édition Rose : un bouquet à fleur de linge
L’Édition Rose explore une fraîcheur plus fruitée, avec une pointe de gourmandise. La poire s’associe à la bergamote d’Italie et au poivre rose de Madagascar, avant un cœur où la rose fraîche rencontre le petit-grain citronnier et le néroli de Tunisie. Le fond mêle musc ambrette, violette et graines de carotte.
Inspirée du soin que les lavandières apportaient au linge, cette interprétation fait dialoguer fleurs, fruits et notes végétales. Son dossier de présentation précise une fabrication française, réalisée avec des artisans indépendants installés en Provence, ainsi qu’une utilisation en machine ou à la main. Une façon de prolonger le plaisir du parfum jusque dans l’entretien des pièces délicates.
L’Édition Mimosa : le réconfort d’un bouquet d’hiver

Un bouquet d’hiver jusque dans les fibres : l’Édition Mimosa enveloppe le linge de notes florales, poudrées et réconfortantes.
Avec l’Édition Mimosa, lancée en 2024, la collection prend une tournure plus douce et enveloppante. Pour Anne-Sophie Behaghel, cette fleur emblématique de l’hiver évoque naturellement le confort du linge propre. Son caractère floral et poudré devient le cœur d’une composition pensée comme un cocon.
La bergamote et un accord concombre apportent une ouverture pétillante et aqueuse. Le mimosa se déploie ensuite avec la feuille de violette et des accords de lait d’amande et de coco. Héliotrope, cashmeran, muscs blancs et santal prolongent cette impression de douceur.
L’accord concombre peut surprendre dans cette partition. La parfumeure explique pourtant qu’il fait écho à une facette aqueuse présente dans l’absolue de mimosa. Derrière l’image familière des petites fleurs jaunes se cache donc une matière plus complexe, dont cette édition explore les nuances végétales autant que le côté duveteux. De quoi donner une dimension particulièrement réconfortante à l’idée de se glisser dans des draps frais.
L’Édition Concrète : Paris, entre minéralité et fleur d’oranger

Sous son habillage argenté, l’Édition Concrète célèbre les dix ans de BDK Parfums avec une rencontre inattendue entre accord béton et fleur d’oranger.
Pour les dix ans de BDK Parfums, l’Édition Concrète s’inspire d’une matière moins attendue dans le panier à linge : le béton. Cette création en édition limitée propose une lecture olfactive de Paris, de ses lignes architecturales et du dialogue entre surfaces brutes et végétation.
La composition s’ouvre sur l’orange, la bergamote et la mandarine. Au cœur, la fleur d’oranger et le petit-grain rencontrent les aldéhydes, avant un fond où l’accord béton s’enveloppe de muscs blancs et de notes santalées lactées. L’intention est fraîche, florale et poudrée, avec cette évocation minérale qui donne son caractère à l’ensemble.
L’inspiration trouve également un écho dans la boutique parisienne de la maison, où le béton côtoie le verre et la pierre blanche de Bourgogne. Une même sensibilité aux matières, traduite ici en parfum pour le linge.
Anne-Sophie Behaghel, le nez derrière les quatre éditions

Anne-Sophie Behaghel signe les quatre Eaux de Lessive BDK avec la précision d’un parfum de peau.
Parfumeure chez Flair Paris, Anne-Sophie Behaghel signe l’ensemble des Eaux de Lessive BDK Parfums. Depuis le premier projet proposé par David Benedek, elle relève un défi particulier : imaginer des compositions nuancées qui conservent leur caractère après le lavage. Pour Mimosa, elle explique avoir renforcé les notes de bergamote et de concombre, tout en enveloppant la facette poudrée de muscs et de cashmeran. Pour Concrète, elle a construit l’évocation du béton à partir d’aldéhydes, d’irotyl aux nuances d’iris chaudes et sèches, et d’anthranilate de méthyle pour son effet gomme. Derrière la simplicité du geste se dessine ainsi un véritable travail de parfumeure, attentif à la matière comme à son usage.
BDK Parfums, dix ans de création et une histoire de famille
Fondée à Paris en 2016 par David Benedek, BDK Parfums s’inscrit dans une histoire familiale liée à la parfumerie. Ses grands-parents paternels, arrivés de Transylvanie dans les années 1950, avaient ouvert une boutique à l’angle des rues Royale et Saint-Honoré en 1959. Auprès de sa grand-mère Édith, le futur fondateur découvre le monde des fragrances, avant de développer sa propre vision. Se définissant comme un Studio de Parfums Parisien, la maison fait dialoguer les sensibilités de différents parfumeurs à travers des créations telles que Bouquet de Hongrie ou Gris Charnel. Bougies, soins parfumés et Eaux de Lessive prolongent cet univers dans les gestes du quotidien. L’ouverture, en janvier 2024, d’une première boutique au 312, rue Saint-Honoré, à quelques pas de l’adresse de ses grands-parents, donne à cette aventure une dimension personnelle supplémentaire.
Le plaisir du détail
L’originalité se prolonge jusque dans le flacon, qui donne à la lessive une allure de produit de parfumerie. Avec sa présentation soignée et son identité graphique sobre, il invite à regarder autrement cet indispensable du quotidien, habituellement relégué au fond d’un placard. Un objet que l’on aurait presque envie de laisser en évidence : après tout, le chic parisien se niche aussi sur l’étagère de la buanderie.
Les Eaux de Lessive BDK Parfums : 40 € le litre. Quatre versions : l’originale, Rose, Mimosa et Concrète, cette dernière en édition limitée. Boutique BDK Parfums : 312, rue Saint-Honoré, Paris 1er. Informations sur bdkparfums.com.




