À Saint-Malo, je cherchais une adresse confortable, élégante et surtout à deux pas de la mer.
À 200 mètres de la plage Sillon, le Grand Hôtel de Courtoisville coche beaucoup de cases !
Fraîchement rouvert après trois années de rénovation, cet hôtel 4 étoiles né en 1906 a signé une véritable renaissance. Niché dans le quartier de Courtoisville, il incarne aujourd’hui l’équilibre entre héritage Belle Époque et élégance contemporaine.


Une arrivée à Saint Malo qui donne le ton
L’hôtel est très facile à trouver. À l’arrivée, un voiturier peut prendre en charge votre voiture pour la garer en sous-sol (accessible uniquement par le voiturier via un ascenseur à véhicules : prévoir 20€ / nuitée). Quelques places gratuites sont également disponibles dans la cour, et des bornes de recharge pour véhicules électriques sont installées — un vrai point positif.


Dès l’entrée, je suis impressionné par les volumes : plafond haut, verrières élégantes, lumière feutrée. L’espace est vaste mais chaleureux. On ne reste pas debout à la réception : on m’invite à m’installer confortablement dans l’un des nombreux fauteuils ou canapé du lobby le temps de l’enregistrement.




Le Grand Hôtel de Courtoisville : chargé d’histoire, réinventé
Né en 1906 dans le sillage du prestigieux casino de Paramé, le Grand Hôtel de Courtoisville s’inscrit dans la tradition des grandes villas-hôtels malouines. Après trois années de rénovation orchestrées par le groupe Beautiful Life Hotels, l’établissement conjugue désormais architecture préservée et design Art déco revisité.
Aujourd’hui, il propose :
- 63 chambres et suites
- un restaurant bistronomique, le 1906
- un bar signature, Le Baccara
- un spa avec piscine intérieure
- un jardin paysager
L’ensemble reste cohérent : élégant, sans excès.




Une chambre cosy et fonctionnelle
Après l’enregistrement, on me présente l’hôtel et ses services puis je rejoins ma chambre. La décoration est soignée sans être surchargée. Un mélange de vert, de noir et quelques touches de doré ! L’ensemble est cohérent, chaleureux, équilibré. La salle de bain retient particulièrement mon attention avec sa robinetterie au style ancien, élégante et très réussie (j’ai même pris la référence pour de futurs aménagements).

Côté équipements, on retrouve une cafetière Nespresso avec capsules, quelques sachets de thé, un wifi performant, une grande télévision (avec l’option cast qui m’a permis de regarder ce que je voulais). Une bouilloire aurait été un vrai plus. Petite précision : il n’y a pas de mini bar.
Tout fonctionne parfaitement. C’est simple, efficace.
La chambre donne sur une petite cour intérieure avec tables, fauteuils et végétatation, qui doit être très agréable aux beaux jours. Pas de vue mer ici, mais l’océan est à deux minutes à pied en sortant de l’hôtel.
La nuit fut bonne : literie confortable, rideaux bien occultants (un détail essentiel), chauffage réglable. On entend les mouettes au loin ainsi qu’un peu l’extérieur, mais rien de perturbant.


Le dîner au 1906
Le restaurant bistronomique, le 1906, est dans la continuité de l’hôtel : lumière tamisée, ambiance feutrée, tables pour deux légèrement à l’écart des grandes tablées. Nous avons choisi de dîner à 19h, et c’était clairement la meilleure option pour profiter d’un moment plus intimiste. À 20h, la salle se remplit nettement.

La carte est courte, appréciable si l’on a tendance à être indécis !
Au menu ce soir-là :
- Noix de Saint-Jacques et épinards
- Lieu jaune accompagné d’un millefeuille de pommes de terre
- Pops de riz au lait
- Tartelette chocolat caramel beurre salé
En ouverture, des chips de sarrasin avec rillettes de thon, du bon pain, beurre salé et beurre aux algues rappellent immédiatement l’ancrage breton. Le service est fluide, sans attente entre les plats. Après le dîner, il est possible de s’installer au bar Le Baccara, dans de petits espaces cosy avec jeux d’échecs, morpions et coins lecture. Comme un esprit « maison de famille » …
La piscine : superbe… mais vivante
L’hôtel dispose d’un espace spa avec piscine, hammam, cabines de soins et spa-suite privative. La piscine est visuellement magnifique. Décoration soignée, design élégant, atmosphère travaillée. En revanche, elle est assez sonore (la faute au bac acier peut-être ?). On y va pour se baigner, nager, profiter du hammam — pas vraiment pour lire en silence au bord de l’eau.

Besoin d’un soin ?
Le spa s’appuie sur la maison française Sothys pour les soins :
- soins visage personnalisés
- massages relaxants ou plus profonds
- rituels corps enveloppants
- traitements ciblés hydratation ou éclat
Pour ceux qui recherchent un massage à Saint-Malo dans un cadre élégant, l’adresse est cohérente avec le standing de l’hôtel. Par contre, je vous conseille de réserver au plus tôt car les créneaux se remplissent vite.
La spa-suite privative propose également une expérience avec bain nordique extérieur. Une option idéale pour un moment à deux.
Petit-déjeuner : une question d’horaire
Le dimanche matin, je descends pour le petit dèj à 9h30.
Mauvais timing : l’hôtel est complet et le buffet est très fréquenté. L’ambiance est plus dense, presque bousculée. Le fonctionnement est simple : on se sert dans une salle dédiée, puis on s’installe dans le restaurant. Si vous y êtes le week-end je vous conseille de descendre avant 9h ou après 9h30/45.

Le choix est assez large : plusieurs pains et viennoiseries, oeufs, charcuterie, salade de fruits, large choix de boissons. J’aurais aimé la présence de fruits entiers (bananes, kiwis…). Le petit déjeuner est à 25 €, et je dois avouer que je m’attendais à une perception qualitative légèrement supérieure.
En revanche, le petit-déjeuner continental servi en chambre le lendemain s’est révélé beaucoup plus agréable : plateau avec thé ou café, jus d’orange, viennoiseries, pain, yaourt, muffin, confitures. Pour un réveil plus calme, c’est une excellente option — en gardant à l’esprit qu’il n’y a pas de proposition salée en chambre.

Mon ressenti global sur le Grand Hôtel de Courtoisville
En plein mois de février, l’hôtel affichait complet, avec de nombreuses familles. Cela confirme son positionnement : une adresse 4 étoiles élégante mais accessible, vivante, rassurante.
Ce n’est pas un boutique-hôtel minimaliste ni un établissement ultra design. C’est une maison solide, cohérente, qui assume son héritage tout en étant parfaitement adaptée aux standards actuels.

Les 5 points qui font vraiment la différence
L’atmosphère vivante mais rassurante
Un hôtel plein en février, des familles, du mouvement : cela peut surprendre si l’on cherche un silence monacal. Mais cela crée aussi une énergie chaleureuse, presque conviviale.
L’emplacement stratégique
À deux pas du Plage du Sillon, dans un quartier chic et calme, tout en restant proche d’Intra-Muros. C’est probablement l’un de ses plus grands atouts.
L’équilibre entre histoire et modernité
L’âme de 1906 est présente, mais jamais figée. Le travail de rénovation est réussi : on ressent le passé sans que cela ne paraisse daté.
Les espaces communs généreux
Lobby vaste, bar Le Baccara avec ses coins cosy, jeux de société, ambiance “maison de famille”. On ne fait pas que dormir ici, on vit l’hôtel.
La cohérence de l’expérience
Du restaurant 1906 au spa, tout est aligné avec le positionnement : élégant, confortable, sans extravagance.

Un quartier élégant et balnéaire
Le quartier de Courtoisville mérite qu’on s’y attarde. Lors de mes précédentes escapades à Saint-Malo, je m’étais presque exclusivement concentré sur Intra-Muros : les remparts, les ruelles pavées, les crêperies, l’énergie touristique permanente. Une ambiance que j’adore… mais qui peut aussi être dense, surtout aux beaux jours.
Cette fois, j’ai découvert un autre visage de la ville.
Courtoisville offre une atmosphère bien différente : plus résidentielle, plus aérée, plus apaisée. Ici, les villas balnéaires en pierre alternent avec de grands immeubles Belle Époque tournés vers la mer. Les rues sont calmes, élégantes, presque feutrées hors saison.
À seulement deux minutes à pied de l’hôtel s’étend la plage du Plage du Sillon.
Long ruban de sable face à la Manche, le Sillon est spectaculaire. Même en février, marcher le long de la digue est une expérience en soi : lumière changeante, vent iodé, grandes marées qui transforment le paysage en quelques heures. On est loin de l’agitation d’Intra-Muros. Ici, on respire.
Ce que j’ai particulièrement apprécié :
- La possibilité de partir courir ou marcher dès la sortie de l’hôtel.
- Le calme en fin de journée, quand la lumière devient dorée.
- L’impression d’être dans une station balnéaire chic, presque intemporelle.
- La proximité d’Intra-Muros (20-25 minutes à pied en longeant la mer), sans en subir l’intensité permanente.
Ce séjour m’a offert un nouveau regard sur Saint-Malo : plus contemplatif, plus doux, presque méditatif. Une ville que je croyais connaître… et que j’ai redécouverte autrement.

En conclusion
Ce week-end m’a permis de redécouvrir Saint-Malo sous un angle différent. Moins centré sur la carte postale d’Intra-Muros, davantage tourné vers la mer, l’espace, la respiration.
Le Grand Hôtel de Courtoisville s’inscrit parfaitement dans cette dynamique : élégant sans ostentation, confortable sans rigidité, vivant sans excès.
Je repars avec une envie claire : revenir.
Revenir marcher sur le Sillon au lever du jour.
Revenir profiter du quartier de Courtoisville hors saison.
Revenir tester la spa-suite privative.
Saint-Malo n’est pas seulement une ville fortifiée.
C’est aussi une station balnéaire élégante, lumineuse, apaisante.
Et ce week-end en a été la parfaite démonstration.
CRÉDITS PHOTOS Hotel
© Jacques Rouzeval – © Christophe Le Potier – © Thibault Poriel – @lhommetendance.fr



