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Retour sur le Pitchfork Festival Paris 2015

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[dropcap]B[/dropcap]each House, Deerhunter, Godspeed You!, Black Emperor, Ariel Pink, Destroyer ces groupes ne vous parlent pas ?? Moi non plus. Pourtant je peux vous dire qu’en Europe énormément de gens connaissent et viennent à Paris spécialement pour l’évènement. En effet le Pitchfork Festival prend vie uniquement à Chicago et à Paris. Des Italiens, Allemands, Espagnols, beaucoup de gens du UK et même … une Mongole ! Incroyable une descendante de Gengis Khan présente ce week-end.

debrief du pitchfork festival par l'homme tendance
debrief du pitchfork festival par l’homme tendance

#1 Mardi : Openning Pitchfork

[dropcap]L[/dropcap]a soirée d’inauguration du Pitchfork Festival s’est déroulée dans le 11e arrondissement de paris avec un concept original. 3 espaces dédiés à l’évènement, une salle de concert (le café de la danse) un bar (la mécanique ondulatoire) et une boîte (le badaboum). Le décor est planté: 10 artistes au total se sont produits ce soir-là…une belle entrée en matière possible grâce à nos partenaires Greenroom et Heineken.

19H30 Le café de la danse

Du côté du café de la danse c’est ambiance pop turbulente avec LA Priest. Des sonorités électro, rock, funk ou encore pop, font vibrer la salle. Salle de concerts qui au passage est bien agencée, une fosse centrale et la possibilité de prendre de la hauteur.

À l’étage vous pouvez vous installer sur un des sièges qui font face à la scène ou vous installer sur les côtés de part et d’autre de la fosse. Il y en a pour tous les goûts.

Openning Pitchfork Pitchfork Festival 2015
Greenroom partenaire du Pitchfork Festival 2015 Paris // photo l’hommetendance.fr

Mécanique ondulatoire by L’hommetendance.fr

20h30 La mécanique ondulatoire

[dropcap]D[/dropcap]irection la mécanique ondulatoire qui est un bar, ou plutôt un repère de rockeurs, au rez de chaussée c’est un spectacle impressionnant d’objets récupérés allant de la vespa à la télé des années 60. Plus profondément (sous-sol) on y découvre une salle de concert. L’endroit est typique des caves parisiennes, l’humidité est palpable.

Le toit en voûte sur toute la longueur de la salle laisse deviner une acoustique particulièrement violente. Le groupe Bully entre en scène, pas manqué !! Nous sommes au fond de la salle et pourtant le son est puissant, mon acolyte de droite ne peut s’empêcher d’enfiler rapidement ses boules quiès.

Bully c’est du rock à l’état pur Bass, batterie, guitare, sont mené par la voix très particulière de la chanteuse. Une voix que l’on peut qualifier de rauque’n’roll. Très belle énergie que nous délivre ce groupe qui nous vient tout droit du Minnesota.

Pitchfork Festival debriefing 2015 // photo l'hommetendance.fr
Pitchfork Festival debriefing 2015 // photo l’hommetendance.fr

Badaboom by l’homme tendance

21h30 Le badaboum

[dropcap]P[/dropcap]our finir en beauté, c’est partie pour le badaboum, une boîte connue dans le quartier de Bastille pour ses soirées cosmopolites et sa garçonnière cachée au premier étage. L’artiste très attendu ce soir c’est Mura Masa. Celui-ci s’est inspiré de l’univers nippon pour composer ses tracks. Tout comme son nom qui est tiré d’un tristement célèbre fabricant de katana japonais.

Avec Mura Masa ça commence cash: pas d’introduction et quoi de mieux que Lotus Eater pour mettre tout le monde dans son univers si particulier. Sur scène le jeune et prodigieux DJ est accompagné d’une chanteuse et de toute une panoplie d’instruments: xylophone, batterie électrique, piano, basse.

Au fil des morceaux Mura Masa passe d’un instrument à l’autre pour accompagner ses tracks. La chanteuse s’invite sur quelques sons, l’association des deux artistes donne un mélange qui nous rappelle quelques choses… les influences japonaises laissent place à des influences hip-hop des années 90. Killing me softly des Fugees ça vous parle ? moi oui! Superbe référence qui donne du cachet au duo.

 

#2 Jeudi : Premier jour du Pitchfork Festival

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Pitchfork Festival debriefing 2015

[dropcap]P[/dropcap]eu de monde à l’entrée pour cette première soirée du Pitchfork Festival 2015. Contraint de laisser mon appareil photo au vestiaire je rencontre un anglais qui essaie désespérément d’expliquer au mec du vestiaire qu’il s’est fait voler son ticket et qu’il aimerait récupérer son sac… Pas facile pour un festivalier étranger de se faire comprendre même à Paris. Le Pitchfork est bien un festival à dimension européenne. Le brouhaha général est tout sauf français; l’anglais devient un réflexe à chaque interaction. 

Le hall de La Villette a été aménagé pour l’occasion. Un espace extérieur sur la gauche du hall principal permet aux festivaliers de prendre l’air, se poser dans des espaces dédiés et prendre leur dose de nicotine.

À l’intérieur c’est une autre histoire, l’architecture en forme de kiosque géant rend l’acoustique de la sale particulière, 2 scènes se font face et vu la résonance on a du mal à imaginer deux groupes jouer l’un en face de l’autre. Les concerts s’enchaînent à tour de rôle d’un côté et de l’autre du hall de La Villette. Sur les côtés et de façon surélevée par rapport au sol, des bars, salles de jeux, espace de détente ont été aménagés pour l’occasion.

Pour info, le site freerubens.com a réalisé près de 60 gifs animés reprenant ainsi de courtes scènes de vie du Pitchfork Festival . lien >>

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Pitchfork Festival 2015 Debriefing

1. Godspeed You! Black Emperor

[dropcap]G[/dropcap]odspeed You! Black Emperor, ce groupe de Montréal nous offre un spectacle étrange, intrigant: pas de chanteur, uniquement des musiciens, 9 plus exactement. Le concert démarre dans une atmosphère calme et progressive. En effet, le groupe est connu pour ses morceaux longs, voire très long, allant jusqu’à 32 minutes.

Le public du Pitchfork Festival  est attentif, calme. Il est vrai que les rythmes sont lents mais la construction des sons mérite une attention particulière. Les visuels qui accompagnent les musiciens sont brouillons au départ mais au fil des chansons des formes apparaissent, puis des personnages… le tout filmé en noir et blanc. Un ensemble harmonieux qui permet à la musique de se justifier à travers l’image.

France Télévision, qui a couvert l’événement, met à disposition certains live du Pitchfork Festival Godspeed You! Black Emperor live Godspeed You! Black Emperor live >> (Le passage de l’homme tendance 1h11min)`

2. After Pitchfork

Le Pitchfork se terminant aux alentours de minuit, la Red bull Music Academy prend le relais et propose  un after (payant). Pour la soirée du jeudi soir ça s’est passé au Trabendo: une boîte de nuit juste à côté du Hall de La Villette.

{rustie, nosajthing, stwo, Gilligan Moss}
Artistes de l’after {rustie, nosajthing, stwo, Gilligan Moss}

[dropcap]A[/dropcap]fter sous le signe de l’electronica ( musique qui groove avec des rythmes plus lents que la danse musique). Logiquement il faut des places pour l’after en plus de celle du Pitchfork Festival . Si vous êtes chauds pour l’after (et que vous n’avez pas pris vos places avant) c’est que vous avez dû vider quelques pintes à 8 euros…

Alors si en plus il faut payer l’after, vous allez finir le festival à ramasser les gobelets par terre pour espérer vous payer un demi … bref il y a un autre moyen, devant l’entrée vous pouvez :

  • soit rencontrer des gens du Staff qui ont des entrées gratos et qui peuvent vous faire entrer avec eux
  • faire passer votre place du Pitchfork pour l’after
  • négocier avec les vigiles… si vous en êtes là c’est votre soirée ne tient qu’à un fil 

Une fois à l’intérieur rien de spécial: la boîte est banale et le système son n’a rien à envier à un zig zag club. Les DJ s’enchaînent, j’ai la surprise d’entendre au cours de la soirée, la chanson de Mura Masa : Lotus Eater.

#2 Samedi : bouquet final

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Pitchfork Festival debriefing

[dropcap]R[/dropcap]atatat : quel plaisir de voir sur scène les deux Américains. Les classiques comme Lex et loud Pipes font trembler le parc de la Villette. Le rythme imposé par les deux guitares accompagnées des jeux de lumière montre que la scénographie du groupe a été retravaillée et soignée. Un écran géant en arrière-plan, deux autres plus petits de part et d’autres de la scène comme pour donner de la profondeur. Niveau son , c’est parfait, les deux artistes nous transportent dans leur univers à cheval entre le rock et l’electro. 

Titre marquant de ce live

La track list du live de ratatat lors du Pitchfork Festival >>

2. Hudson Mohawke

Hudson Mohawke
Pitchfork Festival Debrief //Hudson Mohawke

[dropcap]T[/dropcap]out le monde a déjà entendu la chanson qui a rendu cet artiste célèbre, non sans l’aide de la marque à la pomme. Mise à part le plaisir d’entendre cette chanson en live et de se frotter à un public en folie, le reste du set d’Hudson Mohawke était décevant. Nous n’avons pas retrouvé la magie de l’alliance entre la musique électronique et le hip-hop auquel il nous a habitué jusque-là.

3. Laurent Garnier

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Pitchfork Festival Debrief

[dropcap]E[/dropcap]st-ce vraiment nécessaire de présenter l’un des piliers de la scène électronique française ? Laurent Garnier a mixé près de 3 heures pour clôturer cette dernière soirée du Pitchfork Festival Paris 2015. House, deepe house Gangsta house techno, acid/trans un beau mélange de genres qui prouve que le DJ français ne reste pas cantonné à la house. Un set captivant par sa diversité et la dextérité dont fait preuve le DJ pour switcher d’un genre à l’autre. En bon professionnel il n’y a pas de place à l’imprévu: es sets de Laurent Garnier sont bien préparés et millimétrés.

Titre marquant de ce live

Pour le moment nous n’avons pas d’informations sur la prochaine édition mais le Pitchfork Festival n’a pas fini de nous surprendre… Vivement l’année prochaine !!!

 

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