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Un sac à dos : oui, mais écolo !

Sacs à dos écoresponsables

Depuis quelques années, la mode est montrée du doigt, car elle constitue l’une des industries les plus polluantes du monde. Certains créateurs et certaines marques tentent alors de réduire l’empreinte environnementale de l’industrie textile et de proposer des collections éco-responsables. Qu’il s’agisse de vêtements, d’accessoires, de chaussures, de sacs, la tendance est à l’engagement, à l’éthique et au naturel. Et si changer notre façon de s’habiller pouvait influer directement sur l’environnement ? Pourquoi est-il important de miser sur des sacs à dos écolo ?

Le sac dos écolo, ou l’avenir du monde textile

Un sac à dos écolo est un sac à dos dont la fabrication est respectueuse de l’environnement. Toutes les étapes de sa production doivent être éco-responsables : de la culture des matières premières à la conception du produit final, en passant par le tissage du tissu. Plusieurs marques françaises vous proposent désormais ce type de produits, comme par exemple sur le site bhallot.eu.

Lorsque vous choisissez un nouveau sac à dos, veillez à ce qu’il soit à la fois respectueux de la planète, mais aussi durable ! Il existe maintenant de nombreux types de modèles de sacs à dos écolo, avec une grande variété de tissus, de dimensions et donc d’usages. Selon la matière, il sera plus ou moins solide, durable et coûteux. Il faut opter pour des matières naturelles, mais vous verrez que toutes ne se valent pas. Certaines de ces matières peuvent faire l’objet d’une culture polluante et/ou très consommatrice d’eau.

La dimension écologique est alors essentielle concernant le choix de votre nouveau compagnon. Cependant, il est aussi primordial de vous pencher sur les valeurs sociales de la marque. Veillez à ce que l’humain tout comme la planète soient respectés lors de la fabrication du produit. Il existe désormais de nombreux labels prouvant alors du respect d’une marque de normes environnementales et sociales strictes.

Choisir des matières respectueuses de l’environnement

Le coton biologique

Les matières naturelles ne sont malheureusement pas toutes respectueuses de notre planète. En effet, la production de coton est hautement controversée. Cette dernière nécessite une grande consommation d’eau et est cultivée dans des zones arides. Aussi plus de 25 % des pesticides mondiaux sont utilisés pour le coton. Une fois cultivé, celui-ci parcourt trois fois la planète avant d’être porté. Bref, il ne suffit pas à la matière d’être naturelle pour être éco-responsable ! Désormais, il existe des cotons dits biologiques, cultivés à la main et sans pesticide. Bien moins énergivore que le coton traditionnel, la culture du coton bio demande deux fois moins d’eau et est exempte de produits chimiques.

La toile de jute

Le jute, deuxième fibre la plus cultivée et utilisée au monde après le coton, est un matériau extrêmement solide et durable. Il est très écologique. Pour produire 1 kg de jute, il faut 160 L d’eau, contre environ 10 000 pour 1 kg de coton ! De même, le jute n’a pas besoin de pesticides ou d’engrais pour se développer. De récentes études ont souligné qu’un hectare de culture du jute peut absorber jusqu’à 15 tonnes de dioxyde de carbone et libérer 11 tonnes d’oxygène au cours de sa croissance ! 95 % de sa production mondiale provient du Bangladesh. Chaque année, 4 millions d’agriculteurs récoltent à la main jusqu’à 1 400 000 tonnes de jute. Elle a donc un réel impact social et ne subit que très peu de traitement chimique. Il faut néanmoins veiller à ce que sa culture soit faite de manière respectueuse, d’où la présence de labels, tels que les labels certifiant du respect de normes écologiques strictes, mais également des labels commerce équitable qui prouvent qu’elle englobe une dimension éthique et sociale.

Sac à dos en toile de jute ecoresponsable
Sac à dos en toile de jute eco-responsable

Le lin

Le lin constitue une belle alternative au coton. Majoritairement, produit en France et en Europe, dans des zones humides comme la Normandie, sa culture ne nécessite pas d’eau et ne vit que de la pluie ! De plus, le lin nécessite un usage de pesticides 5 à 10 fois moindre que le coton. Il ne produit pas de déchet. Cette plante écologique et souvent tracée subit une transformation en fibre grâce à l’action de la nature (rouissage), puis mécanique qui ne nécessite ni eau ni solvant. Le rouissage consiste à attendre que la nature agisse pour dissoudre la tige et le liant, permettant ainsi de relier les fibres entre elles, grâce au contact de l’eau de pluie, de l’air et du soleil.

Cette opération se déroule ainsi en Europe, mais pas dans certains pays asiatiques qui plongent leur lin dans de grandes cuves afin d’accélérer le processus. Il est alors important de veiller à ce qu’il y ait une bonne traçabilité du lin et que ce dernier soit cultivé, tissé et traité en Europe, notamment grâce aux labels, tels que Masters of Linen de la CELC (Confédération Européenne du Lin et du Chanvre). Tout savoir sur le lin

Le chanvre

Le chanvre est un matériau peu consommateur d’eau. Sa culture s’effectue surtout sur des petits périmètres, ce qui évite l’utilisation de trop grands espaces. Cette plante robuste et très productive possède une croissance rapide. Elle est très peu énergivore, car elle ne nécessite que peu d’irrigation et bénéficie d’un rendement intéressant. Elle est naturellement anti-bactérienne, mais aussi durable. Il se défend de lui-même des agressions extérieures, c’est-à-dire sans recourir à des herbicides ou pesticides. Comme le lin, on le trouve essentiellement en France et en Europe. Sa culture participerait à la réduction d’effet de serre. Un hectare de chanvre parvient à fixer 5 fois plus de dioxyde qu’une surface identique de forêt équatoriale.

Le liège

Le liège, issu du chêne-liège, est aussi une matière très écologique. On le retrouve notamment au Portugal. Sa production ne nécessite pas d’abattre d’arbre, car l’on en récupère juste l’écorce. On récupère aussi de son écorce une colle naturelle, ce qui en fait une production zéro-déchet. Les chutes de matière sont utilisées pour faire des bouchons, de l’isolation, des granulés … Ce matériau est résistant, durable et déperlant.

Le cuir

Pour le cuir, le cuir recyclé représente une option intéressante en évitant la production d’une matière neuve et les déchets. Ce dernier est souvent appelé “synderme” et se compose à 80 % de chutes de cuir broyées, et à 20 % de matière végétale (latex, caoutchouc) et synthétique (liant, pigments…). Il est résistant et a le même rendu que le cuir. Autre alternative le cuir à tannage végétal. Bien que confronté aux mêmes problèmes éthiques en ce qui concerne l’élevage et l’abattage, il possède un impact écologique moindre. Au lieu des solvants chimiques, des matières végétales sont utilisées pour tanner et assouplir le cuir. Il existe aussi des alternatives au cuir animal, comme le liège, le pinatex et le PET recyclé.

Optez pour des couleurs naturelles

La teinture peut également représenter une étape très polluante dans la conception de vos articles textiles, comme les sacs à dos. Les couleurs doivent être obtenues grâce à l’usage de pigments naturels, c’est-à-dire directement puisés dans la nature. Ces derniers peuvent être fixés uniquement avec de l’huile, comme de l’huile de lin. Les couleurs naturelles s’obtiennent sans utiliser d’eau ni de produits chimiques et sont naturellement durables.

Du made in France au commerce équitable : une fabrication durable et de qualité

Travailler des fibres végétales avec des acteurs locaux devient les credo des marques textiles éthiques. Des labels proposent alors de tracer les matériaux de leur culture à leur tissage, comme le label Masters of Linen pour le lin et le chanvre, afin de certifier que ces derniers soient produits, travaillés, tissés, puis traités uniquement en Europe. Des labels, eux, issus du commerce équitable veillent à ce que les marques s’engagent à diminuer les dérives sociales.

Par exemple, la World Fair Trade organization, le label n°1 du commerce équitable garantit le respect par les différents acteurs impliqués dans la production (de la culture à la fabrication) des principes du commerce équitable. Le jute, principalement produit au Bangladesh, se doit également d’être travaillé là-bas, en s’engageant auprès de coopératives impliquées dans les causes environnementales et sociales. Les différents acteurs impliqués dans la chaîne de production doivent être valorisés et non laissés pour compte.

Les labels de commerce équitable visent à un partage des profits plus juste et à ce que les différents travailleurs soient correctement rémunérés et jouissent de conditions correctes. Produire dans des pays en développement ne doit pas rimer avec production à bas coût, de mauvaise qualité et exploitation. C’est là que les labels de commerce équitable entrent en jeu !

Consommer du made in France aussi est fondamental afin de faire vivre les petites marques locales à défaut des grandes multinationales. Cela permet de relancer l’industrie en France, de préserver nos savoir-faire et notre artisanat, mais également de soutenir l’emploi local. Du dessin aux prototypes, en passant par la recherche design, misez sur les marques créatrices qui effectuent la conception de leurs modèles au sein de leur atelier. Aujourd’hui le made in France, c’est 7,2 milliards d’euros et plus de 500 000 personnes employées. Comme pour tout, acheter français c’est bien, mais le top reste de privilégier le made in France éthique !

Les nouvelles marques éthiques proposent désormais des sacs à dos beaux et écolos ! Sensibles au développement durable et aux dissonances de la mondialisation, elles aspirent à créer une mode plus éco-reponsable. Elles proposent le plus souvent des modèles épurés, tendance, intemporels et décontractés de sacs à dos. Allant à l’encontre de la surconsommation, les sacs à dos éco-responsables se veulent utiles, durables et solides.


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