De la cabane perchée dans les arbres à la demeure posée sur les bords du fleuve, cinq adresses jalonnent le Val de Loire, à quelques minutes de ses châteaux et à deux heures de Paris. Tables étoilées, grands parcs et spas y dessinent autant de façons de savourer l’art de vivre ligérien.
Les Sources de Cheverny
Entre la forêt de Sologne et les vignes du Val de Loire, Alice et Jérôme Tourbier ont signé le deuxième chapitre de l’aventure ouverte en 1999 avec les Sources de Caudalie. Autour du Château du Breuil, demeure du XVIIIe siècle, ils ont façonné un hameau de six bâtisses relié par une promenade architecturale imaginée par Yves Collet et le Studio be-poles, où le zinc et l’ardoise répondent aux toitures des villages voisins. L’adresse, 5 étoiles, est distinguée de deux Clés Michelin, et figure parmi les plus beaux hôtels proches des châteaux de la Loire.
Les 49 chambres et suites se répartissent entre le château, qui en abrite treize ornées des peintures murales de Claire Basler, la Maison des Fleurs, la Maison des Fruits, la Grange aux Abeilles et le Hameau du Marais, dont les cabanons de bois bordent le lac. La suite signature, Le Baron Perché, se dresse sur pilotis à trois mètres au-dessus de l’eau. Le plus : est dotée d’un bain nordique privatif.



Côté table, Le Favori, mené par le chef Pierre Frindel, décroche une étoile au Guide Michelin pour sa cuisine végétale rehaussée de poissons et de gibiers du Grand Ouest, sous les lustres de verre de Raphaël Kadid. L’Auberge, plus champêtre, prolonge la soirée jusqu’au bar à vin de l’ancien chai, où mûrit la cuvée maison La Grand’Vigne.
Pièce maîtresse de l’expérience, le Spa Caudalie marie bois recyclé, bassin thermal et bain de chêne en plein air, autour de soins aux pépins de raisin. Posé sur la boucle de la Loire à vélo, le domaine et ses 45 hectares boisés placent leurs hôtes à cinq minutes du château de Cheverny, 20 de Blois et 25 de Chambord.
Loire Valley Lodges
À moins de 2 heures de Paris, une forêt privée de 300 hectares déroule ses futaies en Touraine, à Esvres-sur-Indre. C’est là, perchés à quatre mètres dans les houppiers, que se posent les vingt et un lodges contemporains de cette adresse pensée comme une parenthèse loin de l’agitation. Chacun a été confié à un artiste contemporain (Aurèle, dont la sculpture monumentale Lost Dog veille à l’entrée du domaine, mais aussi JonOne ou Charlélie Couture), pour un résultat où l’art se fond dans la cime des arbres.



Dans les lodges, derrière de larges baies vitrées, le lit king size fait face à la forêt ; dehors, une terrasse privative et son jacuzzi prolongent l’immersion. Trois familles de lodges coexistent, des plus nature aux versions dotées d’un sauna privatif, tandis qu’un bassin de nage de vingt mètres s’ouvre à la belle saison. Le matin, le petit-déjeuner (miel de la forêt, fruits et fromages des environs) est hissé jusqu’à la terrasse par un système de poulie. Le charme absolu.
La table gastronomique Ardent puise dans le potager et les ressources du domaine, quand bains de forêt et massages dispensés à même le lodge font de ce séjour une cure de déconnexion, à portée de week-end.
Fleur de Loire
Sur les bords de la Loire se dresse cet hôtel cinq étoiles blésois, installé dans un ancien hospice du XVIIe siècle, rêve réalisé du chef étoilé Christophe Hay, en collaboration avec la décoratrice Caroline Tissier. Les 44 chambres et suites aménagées avec une élégance folle offrent une vue imprenable sur le fleuve. Chaque espace, conçu avec un sens de la délicatesse, respire le luxe sans ostentation.



Si le spa Sisley de 450 m² et la piscine promettent des moments de détente, la véritable star des lieux, c’est la cuisine de Christophe Hay. Le natif de la région sublime les trésors de Sologne : caviar, mulet de Loire, légumes anciens dans des plats inoubliables qui justifient à eux seuls le voyage.
Château de Rochecotte
Entre Tours et Saumur, dans un parc boisé de vingt-cinq hectares, cette demeure de la fin du XVIIIe siècle appartient à la famille Pasquier depuis 1984, qui en perpétue l’esprit sur trois générations. Le lieu garde la mémoire de la duchesse de Dino et du prince de Talleyrand, dont les anciens appartements ouvrent sur la terrasse italienne ; une chapelle lui rend hommage. Honoré de Balzac y fut reçu à plusieurs reprises.



Les trente-sept chambres, suites et appartements donnent sur les jardins à la française. Le restaurant gastronomique, porté par le label Maîtres Restaurateurs, travaille la récolte du potager. Côté détente, le domaine aligne un spa, une piscine extérieure chauffée et la location de vélos pour rejoindre les vignobles de Saint-Nicolas-de-Bourgueil, l’établissement arborant par ailleurs le label écologique Clef Verte.
Les Hauts de Loire
À Veuzain-sur-Loire, près d’Onzain, un ancien pavillon de chasse du XIXe siècle veille sur un parc de soixante-dix hectares ponctué d’étangs où passent colverts et cygnes. Membre des Relais & Châteaux depuis 1974 et distingué d’une Clé Michelin, le domaine garde l’allure d’une grande maison de campagne, à deux heures de Paris et quarante minutes de Tours, à courte distance de Chaumont-sur-Loire, d’Amboise et de Chambord. Ses 36 chambres et suites se partagent entre le château, une demeure solognote à colombages et le pavillon. Dans le parc devenu galerie à ciel ouvert, les hôtes croisent des œuvres contemporaines, à commencer par le Grand Cerf de Pierre Yermia, qui les accueille dès l’arrivée.



En cuisine, le chef Arthur Peta signe une carte de saison au restaurant gastronomique, tandis que le Bistrot mise sur une cuisine de terroir et ses viandes rôties à la broche, dans le seul four à charbon de bois de la région. Le Spa by Clarins, une piscine extérieure et un court de tennis complètent ce tableau champêtre.





